Evénements ALI - Lyon

27 JUIN : Etudes pratiques de psychopathologies

jean-louis chassaing

En jeu !

mardi 27 juin 2017 – 20 h 30

Honore Daumier 032Dans les années 1935 / 1936 Fénichel proposait de parler des « addictions sans drogues. » Nous n’avons pas pris la mesure de ce pas !

Ceci d’autant que nos collègues de « la Psychiatrie d’aujourd’hui » « découvrent » ce qu’ils appellent « addictions comportementales »  (bien sûr !). Ils les opposent curieusement aux « toxicomanies » (avec drogue ? Non comportementales ?) et semblent les considérer comme modèle des addictions ! Redécouvrant par là la psychopathologie, en sus du « modèle bio psycho tout ce qu’on voudra » !

Freud et Lacan, et d’autres psychanalystes, ont écrit à propos du jeu, ce qui nous servira, pratique incluse, de fil conducteur pour notre propos.

Jean-Louis Chassaing est psychiatre et psychanalyste à Clermont-Ferrand, membre de l’ALI. Il a notamment publié : Psychanalyse et Psychiatrie, Érès, 2001 ; Cocaïne. Aphasie. Études des textes de Freud, Érès, 2006 ; Drogue et Langage, collection Humus, Érès, 2011.

Ces conférences des Études Pratiques de psychopathologie inclues dans la 2e année de cet enseignement sont ouvertes à ceux que ces questions intéressent.

au CNAM Auvergne-Rhône-Alpes, « Le Cubix »

4, rue Ravier – LYON 7

métro ligne B – station Place Jean-Jaurès

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Conférence préparatoire aux journées d’études « Au-delà des figures de l’autre » (10-11-12 novembre 2017 – au TNP, Villeurbanne)

JEAN-PIERRE GASNIER

Que serait l’en droit sans l’Autre ?

vendredi 23 juin 2017 – 20 h 30

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Dans un monde qui aspire à une « transition », voire une « révolution » numérique, le droit est quelque chose qu’on peut mettre en algorithmes et coder afin de rendre les prises de décision plus efficaces, les relations juridiques plus prévisibles. Les récents et nombreux écrits sur la justice prédictive en sont une illustration flagrante, mais non isolée. Tout cela bien entendu n’est pas sans conséquence. Aspirer à débarrasser les individus du poids de la décision et de l’incertitude qui en résulte, inscrire le droit dans une logique binaire, ne manque pas de nous interroger, notamment, sur la place faite à l’Autre. Jean-Pierre Gasnier est avocat, professeur associé à l’université d’Aix Marseille et membre de l’ Association Lacanienne Internationale. Il a participé à l’ouvrage « Quelle autorité pour nos enfants ? » paru chez Érès en 2014 et au « Dictionnaire du travail social ».

 

  PARTICIPATION AUX FRAIS 10. – € / ÉTUDIANTS 5.– €

dans les locaux du Centre Culturel Agora Tête d’Or – 93 rue Tête d’Or – LYON 6

métro ligne A – station Masséna (cours Vitton) ou ligne B – station Brotteaux

Etudes pratiques de psychopathologie : Annie Delannoy au CNAM de Lyon le 30 mai 2017

ANNIE DELANNOY
Hyperactivité : voyages en nos troubles !
mardi 30 mai 2017 – 20 h 30

gebelin2017Voilà une drôle d’affaire : troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité... C’est l’appellation en vigueur dans les nomenclatures diagnostiques et statistiques des troubles mentaux concernant ces enfants que l’on disait hyperactifs. Un renversement s’est opéré : ce n’est plus l’hyperactivité qui est centrale mais l’attention qui du coup est repérée comme déficitaire.De quoi s’agit-il ?

Faisons le point et tâchons de voir ce que ces enfants qui tombent sous le coup d’un tel diagnostic nous apprennent. Jean Berges disait à propos de l’enfant hyperkinétique : « son déficit c’est qu’il ne peut pas parler, il ne peut pas dire ; plus l’adulte traduit l’enfant hyperkinétique plus il l’empêche de parler. » Ainsi, à ne lire « ce trouble » que du côté d’un dysfonctionnement neurologique et/ou cognitif n’en faisons-nous pas d’emblée un enfant pur objet de la science que nous aurons interprété et traduit sans lui laisser la moindre chance de parler en son nom ? Autrement dit tendons l’oreille !

Annie Delannoy est psychanalyste et psychologue clinicienne, membre de l’Association Lacanienne Internationale, membre-fondateur de l’Association Lacanienne Internationale / Lyon.
Ces conférences des Études Pratiques de psychopathologie inclues
dans la 2e année de cet enseignement sont ouvertes à ceux que ces questions intéressent.

au CNAM Auvergne-Rhône-Alpes, « Le Cubix »
4, rue Ravier – LYON 7
métro ligne B – station Place Jean-Jaurès

Etudes pratiques de psychopathologie : Roland CHEMAMA au CNAM à Lyon le 23 Mai 2017

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ROLAND CHEMAMA
Le refus dépressif
mardi 23 mai 2017 – 20 h 30

chemama mai 2017jpgLe terme de « dépression » n’évoque pas d’emblée, pour le psychanalyste, une entité comparable à l’hystérie ou à la névrose obsessionnelle. Est-ce rédhibitoire ? Peut-être pas si nous parvenons à montrer qu’en variant les approches nous pouvons cerner une pathologie qui peut nous intéresser aujourd’hui, non pas seulement parce que statistiquement elle est assez répandue, mais parce qu’elle a sans doute une place plus importante qu’il n’y paraîtrait dans l’élaboration de Lacan.

On partira d’ailleurs de l’idée d’un « refus dépressif », auquel peut nous conduire le texte Télévision, et qui a l’avantage de ne pas réduire la dépression à l’idée de la passivité d’un sujet submergé par la tristesse et le découragement.

Roland Chemama est psychanalyste, membre de l’Association lacanienne internationale, actuellement vice-président de la Fondation européenne pour la psychanalyse. Il a dirigé avec Bernard Vandermersch le Dictionnaire de la psychanalyse (Larousse) et a notamment publié chez Érès : Clivage et Modernité, 2004, Dépression, la grande névrose contemporaine, 2006, La Jouissance, enjeux et pardoxes, 2007, La Psychanalyse comme éthique, 201 et plus récemment avec Christiane Lacôte-Destribats et Bernard Vandermersch : Le Métier de psychanalyste, 2016.

Ces conférences des Études Pratiques de psychopathologie inclues
dans la 2e année de cet enseignement sont ouvertes à ceux que ces questions intéressent.

au CNAM Auvergne-Rhône-Alpes, « Le Cubix »
4, rue Ravier – LYON 7
métro ligne B – station Place Jean-Jaurès

PREPARATION DES JOURNEES du 10, 11 et 12 novembre 2017, au TNP, théâtre national populaire, Villeurbanne.

Au-delà des figures de l’autre

Une relation à l’autre moins barbare est-elle possible ?

samedi 6 mai 2017 / 9h30 – 13 h

60 rue des rancy, Lyon 3

Le comité de pilotage vous invite à proposer vos questions et vos pistes d’élaboration à partir des fils qui tisseront les journées de novembre 2017.
Pour participer, merci de prendre contact avec : Annie Delannoy, Georges Dru, Laurence Meignin, Cyrille Noirjean, ou Jean-Luc de Saint-Just / courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

MOI & L’AUTRE

Les couleurs de l’autre

● Fondements logiques de l’autre à l’Autre dans notre espèce ● La langue étrangère dans la langue
● Les figures de l’autre dans la pensée politique

L’altérité ne va pas de soi

● Ce que la méconnaissance de la structure produit de barbare
● Quelle altérité entre les générations, de la méconnaissance dans la transmission du savoir ?

LES SAVOIRS Y FAIRE CONTEMPORAINS

Y aurait-il du nouveau ?

● Hommes / femmes pour quels progrès ?
● Les nouveaux types de liens sociaux
● Qu’est-ce qui s’invente sur la scène artistique ?

Les possibles lectures du réel, que nous enseigne la psychanalyse ?

ARGUMENT

Dès 1921 Freud écrivait : « [...] la masse ne peut être agitée que par des mots d’ordres excessifs. Quiconque voudra agir sur elle, n’aura besoin d’aucun argument logique. Il devra utiliser des images fortes, en exagérant et en répétant toujours la même chose. » Quotidiennement bom-bardés par des mots d’ordres et des images fortes, notre premier mouvement est de se rallier à l’opinion commune, de s’y identifier, de choisir l’un, d’exclure l’autre. Face à l’opinion qui conduit à l’affrontement Freud indique que notre seul recours est un travail sur la logique.

La logique binaire, dénoncée par Freud, n’est pas suffisante pour rendre compte de toutes les dimensions de l’autre. Les formations de l’inconscient (lapsus, mots d’esprit, actes manqués, rêves...) témoignent du fait que quand je parle je dis, en même temps, autre chose : qu’il y a de l’autre qui parle. La parole subvertit cette logique à deux en y introduisant une troisième dimension, un lieu Autre auquel je m’adresse. N’est-ce pas là quotidiennement mon principal interlocuteur ? En écrivant ce lieu d’adresse avec un grand A, Lacan le distingue structurellement de l’autre, des autres. Ce déplacement introduit par la parole constitue alors un déplacement logique. Il nous fait passer d’une logique binaire, moi et l’autre, à une logique ternaire. Ainsi depuis Freud, l’adéquation avec moi-même, entre moi et l’autre est démontrée impossible du seul fait de la structure du langage. Là est la raison de nos impasses comme de nos illusions, de nos ratages subjectifs comme de nos ratages dans les liens sociaux.

Néanmoins, il n’y a pas qu’une façon d’habiter cette structure qui nous constitue, de nous arranger de cet impossible auquel les époques et les cultures ont donné des lectures différentes. À la méconnaître pour se défendre de l’altérité, notre époque réduit l’Autre à l’étranger, rejette le dissemblable. Cette opération a toujours précédé le retour de la barbarie. La prise en compte des apports de Freud et de Lacan permettrait-elle de trouver d’autres voies que celles des passions identitaires ? Au cours de ces journées, la question que nous tenterons de mettre au travail sera de savoir si des lectures contemporaines peuvent venir déplacer cette dimension de l’impossible, la présenter avec des coordonnées différentes. Il ne serait pas inutile pour notre vivre ensemble de repérer les passes et les impasses de ces coordonnées pour le sujet comme pour le lien social.

 

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